Alex - Stage découverte - classe de 3ème
Stagiaire
Collège Weiller de Montgeron
Tuteur d'entreprise M. Emmanuel Delfosse
Stage d'Observation de 3ème 3

Crédits, documentations et droits d'utilisation des images
:
36 rue Geoffroy Saint Hilaire 75005 Paris
Site internet du Museum National d'Histoire Naturelle : http://www.mnhn.fr/
Introduction
Tout d’abord un peu d’histoire
Signification du sigle du muséum
L’entreprise d’accueil
Présentation de l’entreprise
Le personnel
Les différents services visités
Service de la conservation des collections
Service de l’Action Pédagogique et Culturelle
L’emploi du temps journalier au service
Elevage et Culture
Les animaux vivants conservés dans l’animalerie
Les plantes cultivées dans l’animalerie
Une étape de travail
Recherche de documentation
Taxidermie Un
exemple de restauration : le rhinocéros de Louis XV
Une profession : Technicien d’Elevage
Conclusion
Remerciements

Héroard, premier médecin de Louis XII et Guy de la Brosse, médecin ordinaire du roi fonde en 1635 le jardin royal des plantes médicinales aidant alors les étudiants en médecine et les apothicaires dans leurs études pratiques sur les plantes. Il est vite la proie de multiples éloges et devient plus qu'une collection de plantes pharmaceutiques, ceux que l’on appel les « démonstrateurs » en font un établissement d’enseignement original où les cours se fondaient sur l’expérimentation. C’est sur cette idée que se développe ce jardin. De 1739 à 1788 il est sous la direction du comte de Buffon et s’élargit au niveau de ses matières : il n’est plus seulement une institution qui cible les médecines mais une institution où se place l’étude des sciences naturelles, de la chimie et de la physique. Il s’alimente au fil de l’histoire en livres, en spécimens vivants, en objets d’histoire naturelle venus des quatre coins du monde grâce aux émigrés, aux couvents, aux différentes guerres et aux nombreux savants comme Lamark (qui pose les premiers principes de la théorie de l’évolution ) ou Cuvier ou Claude Bernard ou bien d’autres encore. C’est ainsi que les collections se sont enrichies et que le jardin royal devient le Muséum National d’Histoire Naturelle le 25 juin 1793 par décret de la convention. Aujourd’hui sous la tutelle du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et du Ministère de l’Environnement, ce grand établissement joue un rôle scientifique important sur un plan autant national qu’international. Il s’est chargé de trois missions bien définies : la recherche, la conservation des collections et la diffusion des connaissances. Au XIX s, les collections de Zoologie deviennent trop importantes pour le Cabinet d’Histoire Naturelle. C’est pourquoi en 1872, la construction d’une nouvelle galerie est décidée. Inspiré par les projets de Rohault de Fleury, l’architecte Jules André propose de construire la Galerie de Zoologie. Ce bâtiment, adossé au Cabinet, doit entreposer et en même temps montrer les millions de spécimens collectés au fil du temps. Les travaux durent douze ans et la Galerie est enfin inaugurée en juillet 1889 par Armand Fallières. Premier musée zoologique de l’histoire, elle est à la fois un lieu de conservation, d’étude et d’exposition des spécimens, ordonnés selon la classification zoologique. Considérée comme un modèle unique, sa renommée est mondiale
.![]()

Malheureusement, de grosses difficultés financières surviennent dues au développement des laboratoires de recherche et aux deux guerres mondiales, négligeant donc l’entretien de la Galerie. Les dégâts s’imposent : « ses verrières se mirent à fuir, laissant de longues traînées sur les parquets, et la façade en calcaire friable se délita par les effets des intempéries. Les spécimens exposés à la lumière, les rideaux opaques étant depuis longtemps tombés en lambeaux ce décolorèrent et furent en partie la proie des insectes. Les dépouilles des grands mammifères soumis aux eaux pluviales, en dépit de l’ingéniosité des gardiens qui les déplaçaient au gré des fuites, se fendirent, moisirent sur leurs mannequins de plâtre. Une épaisse couche de poussière ce sédimenta sur le tout tandis que les insectes perdaient leurs pattes, les crustacés leurs couleurs, et les bocaux leur alcool... » ( Jean Dorst 1972 revue Bête et Nature). Les visiteurs se font de plus en plus rare. La Galerie est finalement fermée au public en 1965 pour des raisons de sécurité.
Une zoothèque souterraine est construite en 1985 pour y conserver les collections de zoologie laissant libre la Galerie. En 1986, la rénovation de la Grande Galerie est décidée et rentre parmi les grands projets de l’Etat. Les scientifiques et les muséologues discutent sur le devenir de la Galerie et optent pour lui donner un aspect nouveau. Le thème de l’évolution est retenu pour l’exposition principale. En 1987, les architectes Chemetov et Huidobro, associés au scénographe René Allio gagnent le concours d’architecture organisé par l’Education Nationale. Une cellule de préfiguration constituée de 200 experts s'installe en 1988. Une fois le projet confirmé en 1989 et la maîtrise d’ouvrage du projet confiée à la Mission Interministérielle des Grands Travaux, les animaux restés dans la nef centrale sont déplacé dans un entrepôt, le 21 juin 1990. C’est alors qu’en 1991, le chantier qui s’élève à 400 millions de francs est ouvert.Après des années de travaux, la Grande Galerie de l’Evolution est enfin inaugurée le 21 juin 1994 par François Miterrand.

|
|
Le sigle (logo) du Muséum National d’Histoire Naturelle, est
commun à tous les musées et jardins situés à l’intérieur de son
enceinte. Il représente les 3 règnes principaux :
Le bonnet phrygien me fait penser à l’homme révolutionnaire mais aussi philosophe et scientifique du siècle « des lumières ». |
|
|
Le stage s'est déroulé à la Grande Galerie de l’Evolution située 36 rue Geoffroy Saint Hilaire 75005 à Paris. On y accède par le jardin des plantes. |
L’effectif total du personnel, qui concoure à l’activité de la Grande Galerie de l’Evolution, s’élève à près de 150 personnes (45% d’hommes et 55% de femmes) dont 50 fonctionnaires titulaires et 100 contractuels et vacataires.Les catégories professionnelles s’échelonnent de l’agent de service technique jusqu’au professeur de chair.En 2001, le personnel bénéficiait de la semaine de 39h et de 42 jours de congés. Les salaires s’échelonnent de 6500f à 29000f. La promotion du personnel se fait par voie de concours et par avancement.Tous les services sont rattachés à la Direction. Chaque mois une réunion entre les différents chefs de service à lieu, ce qui permet d'évaluer les problèmes et d’apporter les solutions par ordre de priorité.
![]()
Ce service se compose de trois parties :
-
Gestion des collections : Dresse l’inventaire des spécimens afin d’assurer le suivit des collections, elle est responsable de la présentation des spécimens dans l’exposition permanente, les expositions temporaires, les prêts, etc.
-
Taxidermie : Elle est active, depuis de nombreuses années déjà, au Muséum National d’Histoire Naturelle, et elle a restauré les animaux de la Grande Galerie et de la Zoothèque. Les taxidermistes prennent la peau d’animaux morts et la placent sur un édifice recréant l’image de l’animal. La Taxidermie participe grandement à la magie de la Grande Galerie.
-
Animalerie : Les animaliers s’intéressent, à l’inverse des taxidermistes, au vivant. Ils maintiennent et développent des élevages et des cultures pour les présentations de l’exposition permanente ainsi que pour les besoins de l’Action Pédagogique. Pour les collections ce travail porte également sur la recherche des origines et aussi recherches au niveau des voyageurs, naturalisation et moulages.
|
Un conservateur en chef |
||
|
Un attaché de
conservation adjoint au chef de service |
||
|
Un assistant de
conservation |
||
|
Un adjoint administratif
chargé du secrétariat |
||
|
Prêt expositions
|
Taxidermie
|
Animalerie
|
|
Un assistant de
collection |
Deux assistants ingénieurs
Un technicien RF - classe exceptionnelle - Un agent technique Un naturaliste entomologie |
Deux agents techniques
Un animalier |
Mise en œuvre en 1991, ce service prépare le fonctionnement du centre d’action éducative et concentre ses efforts sur l’accueil des enfants en groupes scolaires ou en visites familialesIl faut que ce soit à portée de tous, tout en respectant évidemment le cours de l’exposition. Les membres de ce service ont repartit leur travail à différents niveaux :
-
Des conférences sont proposées au public.
-
Des visites guidées thématiques sont également à la disposition de tous. Le partenariat avec les enseignants est extrêmement développé, ce qui permet d’adapter le niveau des visites scolaires aux différents thèmes de l’exposition.
-
Des animations s’organisent, aussi, souvent pour des groupes d’élèves comme les animations de laboratoire ( salles de T.P. ) ou dans les espaces aménagés pour les plus jeunes.
![]()
|
Criquets (Schistocerca gregaria) Phasmes (Heteropteryx dilatata,,Baculum extradentatum, Extatosoma tiaratum) Blattes (Blaberus craniifer, Gromphadorhina picea) Grillons (Acheta domestica) Mouches (Drosophiler funebris) Amphibiens (Bombina orientalis) Reptiles (Scincus scincus) Mammifères (Meriones unguiculatus) Poissons (Carassius auratus, Poecilia reticulata, Hypostomus plecostomus) Araignées (Avicularia metallica, Lasiodora parahybana) Escargots (Planorbarius sp.) |
Phasme femelle |
Fougères (Polypodium aureum, Psilotum nudum, Polypodium falcatum, Stenochlaena palustris, Microlepia cristata, Polypodium lycopodioides, Asplenium irioides, Blechnum moorei)

La documentation sert à se renseigner sur les animaux sur lesquelles on désire travailler et bénéficier du travail effectué par les chercheurs précédents.Il y a plusieurs façons de rechercher un document selon la bibliothèque ou l’on effectue la recherche :
-
Assisté par ordinateur : On entre, dans un programme spécial, les information que l’on désire obtenir et l’ordinateur nous communique tout ce qu’il a trouvé. On commande ensuite le document au service concerné.
- A partir de fiches : On recherche une fiche comportant le nom de l’auteur ou le titre de la revue, la fiche nous indique une lettre, correspondant à une rangée, et un nombre, correspondant au document recherché.Le principal inconvénient est que la majorité des documents sont en langue étrangère, surtout en anglais pour les parutions récentes mais aussi en allemand et même latin pour les plus anciennes. Ill faut donc être au moins bilingue ou trilingue.Cette recherche documentaire demande beaucoup de patience (il faut parfois attendre plusieurs semaines avant de recevoir un document), lire énormément (même en dehors des heures de travail), des solides connaissances, être organisé et savoir prendre des notes (ou avoir une mémoire d’éléphant), et … un peu de chance !
![]()
Personne interviewée : M. Delfosse
Secteur : Animalerie
Activités : M Delfosse s’occupe des animaux vivants et des plantes, de leur classification et de la publication d’articles. Il participe à l’élaboration des expositions temporaires et permanentes du muséum.
Matériel utilisé :
De la documentation prise dans des bibliothèques :
-
Bibliothèque centrale du Muséum d’Histoire Naturelle,
-
Bibliothèque du laboratoire d’entomologie,
-
Bibliothèques des laboratoires zoologiques d’arthropodes.
-
Les fichiers d’ordinateurs.
-
Internet.
-
Les animaux vivants et les collections.
Le travail s’effectue dans plusieurs salles (par exemple : le bureau où le travail nécessite du matériel informatique et la salle d’élevage pour observations).
Etudes : BAC+2 (BTS ou DEUG science)
Avantages : Liberté des horaires, rencontres avec des gens, travail passionnant.
Inconvénients : Les conditions de travail ne sont pas toujours parfaites, le matériel parfois inadapté.
Perspectives d'évolutions : Les perspectives d'évolutions sont assez réduites (parce que le secteur d'activité ne s'y prête pas).

Mon avis sur cette profession : Ce travail me plairait beaucoup car il me permettrait d’avoir un contact avec les animaux vivant et la nature (plus que le métier de taxidermiste).Monsieur Delfosse m’a encouragé à poursuivre au maximum mes études pour avoir le niveau de diplôme indispensable qui est de plus en plus élevé.
Je remercie particulièrement Monsieur Delfosse mon tuteur durant les trois jours et Monsieur Poite qui m’ont permis d’avoir ce stage ainsi que Monsieur Auget chef de la division du personnel et tout le personnel du service de la conservation des collections qui m’ont accueilli dans une excellente ambiance.Je tiens à signaler que la plupart des images insérées dans ce document proviennent du site Internet de la Grande Galerie et ne peuvent être utilisées sans autorisation http://www.mnhn.fr/ on trouve, entre autres, sur ce site les informations concernant les expositions et la formation.

Si vous souhaitez me joindre :
© 2001-2006 JLC | Crédit


