Alex - Stage découverte - classe de 3ème

Logo MNHN © mnhnStagiaire
Collège Weiller de Montgeron
Tuteur d'entreprise M. Emmanuel Delfosse
Stage d'Observation de 3ème 3

Gande Galerie © mnhn

Crédits, documentations et droits d'utilisation des images :
Grande Galerie © mnhn

Stage effectué les 7, 8 et 9 février 2001
36 rue Geoffroy Saint Hilaire 75005 Paris
Site internet du Museum National d'Histoire Naturelle : http://www.mnhn.fr/

Introduction
Tout d’abord un peu d’histoire
Signification du sigle du muséum
L’entreprise d’accueil
Présentation de l’entreprise
Le personnel
Les différents services visités
Service de la conservation des collections
Service de l’Action Pédagogique et Culturelle
L’emploi du temps journalier au service Elevage et Culture
Les animaux vivants conservés dans l’animalerie
Les plantes cultivées dans l’animalerie
Une étape de travail
Recherche de documentation
Taxidermie Un exemple de restauration : le rhinocéros de Louis XV
Une profession : Technicien d’Elevage
Conclusion
Remerciements

Hello girafe © mnhn

Introduction
Voilà les raisons essentielles qui m'ont poussées à choisir ce stage : Attiré depuis toujours par le monde animal, j’aimerai choisir un métier qui me permettrait d’être en contact avec des animaux (y compris avec des insectes !). Ce stage à la grande galerie m’a permis de voir le métier de mes rèves sous un autre jour (beaucoup plus de préparation et de recherche de documentation que je le croyais), de voir le milieu et l’ambiance où le travail s’effectue, et de connaître les études nécessaires pour le pratiquer. Ce stage au Muséum d’Histoire Naturelle a été une chance pour moi et je vais essayer dans ce rapport de donner un aperçu du travail du personnel de la grande galerie, en particulier au service conservation des collections - animalerie, où ce stage a été effectué, et de vous faire partager une de leur journée de travail dans ce lieu unique.
Tout d’abord un peu d’histoire

Héroard, premier médecin de Louis XII et Guy de la Brosse, médecin ordinaire du roi fonde en 1635 le jardin royal des plantes médicinales aidant alors les étudiants en médecine et les apothicaires dans leurs études pratiques sur les plantes. Il est vite la proie de multiples éloges et devient plus qu'une collection de plantes pharmaceutiques, ceux que l’on appel les « démonstrateurs » en font un établissement d’enseignement original où les cours se fondaient sur l’expérimentation. C’est sur cette idée que se développe ce jardin. De 1739 à 1788 il est sous la direction du comte de Buffon et s’élargit au niveau de ses matières : il n’est plus seulement une institution qui cible les médecines mais une institution où se place l’étude des sciences naturelles, de la chimie et de la physique. Il s’alimente au fil de l’histoire en livres, en spécimens vivants, en objets d’histoire naturelle venus des quatre coins du monde grâce aux émigrés, aux couvents, aux différentes guerres et aux nombreux savants comme Lamark (qui pose les premiers principes de la théorie de l’évolution ) ou Cuvier ou Claude Bernard ou bien d’autres encore. C’est ainsi que les collections se sont enrichies et que le jardin royal devient le Muséum National d’Histoire Naturelle le 25 juin 1793 par décret de la convention. Aujourd’hui sous la tutelle du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et du Ministère de l’Environnement, ce grand établissement joue un rôle scientifique important sur un plan autant national qu’international. Il s’est chargé de trois missions bien définies : la recherche, la conservation des collections et la diffusion des connaissances. Au XIX s, les collections de Zoologie deviennent trop importantes pour le Cabinet d’Histoire Naturelle. C’est pourquoi en 1872, la construction d’une nouvelle galerie est décidée. Inspiré par les projets de Rohault de Fleury, l’architecte Jules André propose de construire la Galerie de Zoologie. Ce bâtiment, adossé au Cabinet, doit entreposer et en même temps montrer les millions de spécimens collectés au fil du temps. Les travaux durent douze ans et la Galerie est enfin inaugurée en juillet 1889 par Armand Fallières. Premier musée zoologique de l’histoire, elle est à la fois un lieu de conservation, d’étude et d’exposition des spécimens, ordonnés selon la classification zoologique. Considérée comme un modèle unique, sa renommée est mondiale

.Gazelle © mnhn
Plan coupe Grande Galerie © mnhn

Malheureusement, de grosses difficultés financières surviennent dues au développement des laboratoires de recherche et aux deux guerres mondiales, négligeant donc l’entretien de la Galerie. Les dégâts s’imposent : «  ses verrières se mirent à fuir, laissant de longues traînées sur les parquets, et la façade en calcaire friable se délita par les effets des intempéries. Les spécimens exposés à la lumière, les rideaux opaques étant depuis longtemps tombés en lambeaux ce décolorèrent et furent en partie la proie des insectes. Les dépouilles des grands mammifères soumis aux eaux pluviales, en dépit de l’ingéniosité des gardiens qui les déplaçaient au gré des fuites, se fendirent, moisirent sur leurs mannequins de plâtre. Une épaisse couche de poussière ce sédimenta sur le tout tandis que les insectes perdaient leurs pattes, les crustacés leurs couleurs, et les bocaux leur alcool... » ( Jean Dorst 1972 revue Bête et Nature). Les visiteurs se font de plus en plus rare. La Galerie est finalement fermée au public en 1965 pour des raisons de sécurité.

Dino © mnhn

Une zoothèque souterraine est construite en 1985 pour y conserver les collections de zoologie laissant libre la Galerie. En 1986, la rénovation de la Grande Galerie est décidée et rentre parmi les grands projets de l’Etat. Les scientifiques et les muséologues discutent sur le devenir de la Galerie et optent pour lui donner un aspect nouveau. Le thème de l’évolution est retenu pour l’exposition principale. En 1987, les architectes Chemetov et Huidobro, associés au scénographe René Allio gagnent le concours d’architecture organisé par l’Education Nationale. Une cellule de préfiguration constituée de 200 experts s'installe en 1988. Une fois le projet confirmé en 1989 et la maîtrise d’ouvrage du projet confiée à la Mission Interministérielle des Grands Travaux, les animaux restés dans la nef centrale sont déplacé dans un entrepôt, le 21 juin 1990. C’est alors qu’en 1991, le chantier qui s’élève à 400 millions de francs est ouvert.Après des années de travaux, la Grande Galerie de l’Evolution est enfin inaugurée le 21 juin 1994 par François Miterrand.

Vue intérieure © mnhn

Logo officiel © mnhn

Le sigle (logo) du Muséum National d’Histoire Naturelle, est commun à tous les musées et jardins situés à l’intérieur de son enceinte.

Il représente les 3 règnes principaux :

  • Animal, représenté par des abeilles sortant d’une ruche.
  • Végétal, représenté par deux plantes formant le cadre du sigle.
  • Minéral, représenté par de gros cristaux.

Le bonnet phrygien me fait penser à l’homme révolutionnaire mais aussi philosophe et scientifique du siècle « des lumières ».

L’entreprise d’accueil
Présentation de l’entreprise

Plan d'accès © mnhn

Le stage s'est déroulé à la Grande Galerie de l’Evolution située 36 rue Geoffroy Saint Hilaire 75005 à Paris.

On y accède par le jardin des plantes.

La Grande Galerie de l’Evolution est une des composantes du Muséum National d’Histoire Naturel. C’est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel. La Grande Galerie de l’Evolution évolue dans le secteur tertiaire.C’est un des musées de l’Education Nationale sous la tutelle du Ministère de la Recherche et de l’Environnement. Son budget est évalué 79 millions de francs dont 2/3 de subvention de l’Etat et le tiers restant attribué aux ressources propres.La Grande Galerie de l’Evolution est constituée de treize services et fait appel à deux sociétés pour la sous-traitance en ce qui concerne la sécurité et l’hygiène.Tout en respectant un édifice ancien, la Grande Galerie de l’Evolution est un symbole de modernisme. Les équipements sont performants et aux normes. Ils sont entretenus par le Service du Bâtiment et de la Sécurité. L'informatique est omniprésente, on la trouve dans chaque secteur d’activité et également au service du public
Le personnel

L’effectif total du personnel, qui concoure à l’activité de la Grande Galerie de l’Evolution, s’élève à près de 150 personnes (45% d’hommes et 55% de femmes) dont 50 fonctionnaires titulaires et 100 contractuels et vacataires.Les catégories professionnelles s’échelonnent de l’agent de service technique jusqu’au professeur de chair.En 2001, le personnel bénéficiait de la semaine de 39h et de 42 jours de congés. Les salaires s’échelonnent de 6500f à 29000f. La promotion du personnel se fait par voie de concours et par avancement.Tous les services sont rattachés à la Direction. Chaque mois une réunion entre les différents chefs de service à lieu, ce qui permet d'évaluer les problèmes et d’apporter les solutions par ordre de priorité.

Léo © mnhn

Les différents services visités
Service de la conservation des collections

Ce service se compose de trois parties :

Organigramme du service Conservation Collections de la grande Galerie.
 

Un conservateur en chef
responsable du service

 
 
Un attaché de
conservation adjoint
au chef de service
 
Un assistant de
 conservation
 
Un adjoint administratif
chargé du secrétariat
 
 
Prêt expositions
Taxidermie
Animalerie
Un assistant de
 collection
Deux assistants ingénieurs
Un technicien RF
- classe exceptionnelle -
Un agent technique
Un naturaliste entomologie
Deux agents techniques
Un animalier
Service de l’Action Pédagogique et Culturelle

Mise en œuvre en 1991, ce service prépare le fonctionnement du centre d’action éducative et concentre ses efforts sur l’accueil des enfants en groupes scolaires ou en visites familialesIl faut que ce soit à portée de tous, tout en respectant évidemment le cours de l’exposition. Les membres de ce service ont repartit leur travail à différents niveaux :

itcho ® mnhn

L’emploi du temps journalier au service Elevage et Culture
L’emploi du temps n’est pas toujours le même, il varie selon les besoins. Si il y a une exposition, le travail sera plutôt consacré à la préparation des animaux exposés (la préparation d’une exposition demande énormément de travail et de temps de présence aux personnels du service conservation des collections). Sinon le travail sera réservé à la recherche ainsi qu’à la documentation.En règle générale la matinée est occupée aux soins apportés aux animaux vivant dans l’animalerie (voir liste) : Nettoyer les vivariums, nourrir les animaux. Ce moment permet de les observer afin de détecter tout comportement anormal. Il est aussi nécessaire d’entretenir les aquariums et vivariums exposés dans la Grande Galerie avant l’arrivée des visiteurs.L’après-midi toute l’activité de la matinée est notée sur des agendas (nourriture, comportement des animaux) de plus la gestion du stock des animaux est consignée sur informatique (dons, naissance, décès, transferts pour une exposition ).Le reste de la journée est occupé à la recherche de documentation en bibliothèque ou sur Internet en vue de publication d’articles. Pendant la journée que j’ai passé avec M. Delfosse nous avons été à la bibliothèque du Muséum afin d’effectuer des recherches sur les phasmes.
Phasme © mnhn

Criquets (Schistocerca gregaria)

Phasmes (Heteropteryx dilatata,,Baculum extradentatum, Extatosoma tiaratum)

Blattes (Blaberus craniifer, Gromphadorhina picea)

Grillons (Acheta domestica

Mouches (Drosophiler funebris)

Amphibiens (Bombina orientalis)

Reptiles (Scincus scincus)

Mammifères (Meriones unguiculatus)

Poissons (Carassius auratus, Poecilia reticulata, Hypostomus plecostomus)

Araignées (Avicularia metallica, Lasiodora parahybana)

Escargots (Planorbarius sp.)

Grande phasme femelle © mnhn

Phasme femelle
Tagesoidea nigrofasciata

Les plantes cultivées dans l’animalerie

Fougères (Polypodium aureum, Psilotum nudum, Polypodium falcatum, Stenochlaena palustris, Microlepia cristata, Polypodium lycopodioides, Asplenium irioides, Blechnum moorei)

Fougère

Une étape de travail
Recherche de documentation

La documentation sert à se renseigner sur les animaux sur lesquelles on désire travailler et bénéficier du travail effectué par les chercheurs précédents.Il y a plusieurs façons de rechercher un document selon la bibliothèque ou l’on effectue la recherche :

phasme © mnhn

Taxidermie
Lors du stage j’ai également visité le service de taxidermie.La taxidermie est l’art de préparer les peaux des animaux et de leur redonner l’apparence de la vie. Elle concerne essentiellement les vertébrés : mammifères, oiseaux, reptiles et plus rarement les poissons.En 1990 la restauration des spécimens abîmés pris plusieurs mois. Les dégâts avaient été causés par la pluie, la lumière, les variations hygrométrique et les pilleurs. Les 120 grands animaux de la galerie de zoologie furent transportés dans un hangar spécialement construit à cet effet. A peine 50% des pièces semblaient récupérables pourtant seules 7 pièces ne purent être restaurées et furent démontées pour des raisons sanitaires, et regagnèrent les collections scientifiques.Chaque spécimen demandait un traitement spécifique : nettoyage, dégraissage, consolidation, reconstitution de partie manquante stabilisation des mannequins de la peau, remise en place de dents, de griffes, d’yeux, réimplantation de poils de plumes et d’écailles naturelles ou artificielles, patine et réfection ou remplacement des socles et supports. Des teintures légères ont permis d’effacer les taches et la décoloration afin de redonner aux spécimens leur fraîcheur.
Un exemple de restauration : Le rhinocéros de Louis XV
C’est le premier rhinocéros naturalisé existant au monde.Parti de Chandernagor en octobre 1769, il arriva à Lorient en 1770. Louis XV puis Louis XVI l’entretinrent dans la ménagerie du château de Versailles. Il mourut en1793. Son squelette fut monté, et son cuir préparé en vue de sa naturalisation.Il a été restauré et consolidé en conservant la forme originale ainsi que les peintures à l’huile rehaussées lorsque le besoin s’en faisait sentir. La patine d’origine a été, autant que possible, sauvegardée.
Une profession : Technicien d’Elevage

Personne interviewée : M. Delfosse

Secteur : Animalerie

Activités : M Delfosse s’occupe des animaux vivants et des plantes, de leur classification et de la publication d’articles. Il participe à l’élaboration des expositions temporaires et permanentes du muséum.

Matériel utilisé :

De la documentation  prise dans des bibliothèques :

Le travail s’effectue dans plusieurs salles (par exemple : le bureau où le travail nécessite du matériel informatique et la salle d’élevage pour observations). 

Etudes : BAC+2 (BTS ou DEUG science)

Avantages : Liberté des horaires, rencontres avec des gens, travail passionnant.

Inconvénients : Les conditions de travail ne sont pas toujours parfaites, le matériel parfois inadapté.  

Perspectives d'évolutions : Les perspectives d'évolutions sont assez réduites (parce que le secteur d'activité ne s'y prête pas).

  Parade des animaux © mnhn

Mon avis sur cette profession : Ce travail me plairait beaucoup car il me permettrait d’avoir un contact avec les animaux vivant et la nature (plus que le métier de taxidermiste).Monsieur Delfosse m’a encouragé à poursuivre au maximum mes études pour avoir le niveau de diplôme indispensable qui est de plus en plus élevé.

 Conclusions
Ce stage, qui m’a beaucoup intéressé, m’a permis de voir un des métiers que j’aimerais faire plus tard, de connaître et de prendre conscience de l’importance des études requises.Bien que modeste ce métier est pour moi passionnant, en effet j’aime m’occuper d’animaux, travailler dans un milieu scientifique, participer aux recherches, aller collecter sur le terrain, rencontrer le public.De plus, je crois, que dans notre société, l’étude de la vie tiens une place de plus en plus importante car de plus en plus indispensable.
 Remerciements

Je remercie particulièrement Monsieur Delfosse mon tuteur durant les trois jours et Monsieur Poite qui m’ont permis d’avoir ce stage ainsi que Monsieur Auget chef de la division du personnel et tout le personnel du service de la conservation des collections qui m’ont accueilli dans une excellente ambiance.Je tiens à signaler que la plupart des images insérées dans ce document proviennent du site Internet de la Grande Galerie et ne peuvent être utilisées sans autorisation http://www.mnhn.fr/ on trouve, entre autres, sur ce site les informations concernant les expositions et la formation.

Crédits © mnhn

Si vous souhaitez me joindre :

 

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